Exposé schématique du fonctionnement des armes de petit calibre (Muller, 1933)
= ogoux pop
eee pen
Les Corps de troupe, les Écoles et Centres d’instruction sont autorisés à acheter le présent
ouvrage jusqu’à concurrence de trois exemplaires.
La dépense sera supportée par la masse des dépenses diverses dans les Corps de troupe, par
la masse d'instruction dans les Écoles et Centres d'instruction. ~ si
(Circ. min. du 18 juin 1925 — B. O., Ed. chr., n° 26, du 29 juin 1925, page 1525.)
COMMANDANT G.-H. MULLER
EXPOSE: SCHEMATIQUE
FONCTIONNEMENT
DES ARMES prt PETIT CALIBRE
Préface du Général TANANT
LIBRAIRIE MILITAIRE BERGER-LEVRAULT
NANCY - PARIS - STRASBOURG
Éditeurs de l'Annuaire officiel de l'Armée française
EL
a
=
PRÉFACE
Le Capitaine MuLLER professe depuis plusieurs années un Cours de Tir et d’Armement
qui est justement apprécié de tous ceux qui ont pu le suivre.
Les résultats obtenus sont bons parce que la méthode d’enseignement est excellente.
Le Capitaine MuLLER rend donc un grand service à tous ceux qui ont à apprendre
comme à ceux qui doivent enseigner. C’est pourquoi je souhaite à son petit livre tout le
succès qu’il mérite.
Avril 1985; Ve Généraz TANANT.
EXPOSE SCHÉMATIQUE
FONCTIONNEMENT
DES ARMES DE PETIT CALIBRE
AVERTISSEMENT
Depuis 1919, les différentes promotions, qui ont suivi notre enseignement, ont été instruites
d’après le plan d’étude d’une arme, que nous avons développé dans notre cours. Ainsi, nous les
avons habituées à ÉTUDIER MÉTHODIQUEMENT TOUTES LES ARMES DE PETIT CALIBRE EN SERVICE,
tandis que nous les préparions en même temps à s’adapter rapidement à l’armement futur.
Pour bien comprendre une arme, il faut examiner séparément le tir et le fonctionnement. Le
procédé du fonctionnement « fractionné », basé sur la différenciation des opérations, permet une
analyse facile et une assimilation prompte et sûre; la présentation du fonctionnement d'ensemble
n'offre plus dès lors aucune difficulté.
Les schémas et les tableaux synoptiques préparés pour nos séances pratiques ont permis d’abord
d'apprendre, puis dans la suite employés par ceux qui les avaient conservés ils leur ont servi à ensei-
gner. Sollicité pour ces deux motifs par nos élèves anciens et nouveaux, nous nous sommes décidés
à les rassembler dans ce présent opuscule.
Le texte, imprimé en caractères de différentes grosseurs, peut être utilisé facilement pour l’ins-
truction de catégories très diverses (Préparation militaire supérieure, Pelotons régimentaires, Écoles
d’élèves officiers d’active et de réserve, etc...). Les schémas, faciles à comprendre et à reproduire,
serviront, les plus simples pour tous, les autres pour ceux qui doivent se spécialiser. Ils ont été
conçus avec le seul souci de matérialiser le texte correspondant, en mettant en valeur (couleur rouge)
les points les plus importants de la question traitée, en négligeant volontairement le reste.
= VIL er
40
30
490
50
69
PLAN D'ÉTUDE D'UNE ARME
I — ORGANISATION EN VUE DU TIR
MuNITIONS.
a) Poids de l’arme;
MODE DE TIR | b) Organisation des appuis;
c) Mode de refroidissement.
VITESSE PRATIQUE DE TIR.
CANON.
APPAREILS DE POINTAGE.
Divers :
II — ORGANISATION EN VUE DU FONCTIONNEMENT
A, FoNCTIONNEMENT FRACTIONNE.
1° Principe moteur.
20
go
40
590
6°
70
PROTECTION, ETC...
Fermeture. — Ouverture.
Verrouillage. — Déverrouillage.
Armé. — Percussion.
Alimentation.
Extraction. — Éjection.
Süreté.
B. FONCTIONNEMENT D’ENSEMBLE.
TABLE DES MATIÈRES
PRÉFACE. #1...
AVERTISSEMENT .
CHAPITRE
CHAPITRE
CHAPITRE
CHAPITRE
CHAPITRE
CHAPITRE
ANNEXE
1
QE
(BOE
IV.
V.
VI.
Le fusil-mitrailleur, Modèle 1924. — Le fusil-mitrailleur, 24-29 . .
Les) fusils <(6t mousquetons) LA is SR, 4 we ae Pe
Le fusilemitrailleur, Modéle.1945 2° <2 a0 he Pee we ats
La mitrailleuse. Hotchkiss, Modèle 1914. . . . . . . . . . . .
lé pistolet 65 Sy pe RUDY 1. es nets Er Se.
Le: revolver, Modele 1892" re 22.8 0 ere SE ME es
Tirs repérés et tirs contre avions. . .
Pages
III
21
45
65
85
97
109
TABLEAU DES ABRÉVIATIONS EMPLOYÉES
I, A. M. = Instruction sur l’armement et le matériel de tir du 10 novembre 1924.
I. U. M. = Instruction provisoire pour les unités de mitrailleuses du 4er octobre 1920.
I, P. T. = Instruction sur la pratique du tir du 15 novembre 1930.
F. 16 = Fusil 1916. F. = Fermeture. R:72= "Rôle:
F. 86-93 = Fusil 1886, M. 1893. O. = Ouverture. Mvt. = Mouvement.
F.-M. 24 = Fusil-mitrailleur, Mie 1924. V. = Verrouillage. AV. = Avant.
F.-M. 15 = Fusil-mitrailleur, Mie 1915. D. = Déverrouillage. AR. = Arriére.
M. H. 14 = Mitrailleuse Hotchkiss H. = Hauteur.
Me 1914. : j L. (= Largeur.
P. 7,65 = eine ee 7,65 PM = Point moyen.
R. 92 = Revolver, Mie 1892.
F.-M. 24-29 = Fusil-mitrailleur 24-29.
CHAPITRE I
LE FUSIL-MITRAILLEUR, MODÈLE 1924 .
ET
LE FUSIL-MITRAILLEUR 24-29 (1)
(1) En expérimentation.
F.-M. 24 AE ase
FUSIL-MITRAILLEUR, MODÈLE 1924
ET F.-M. 24-29
I. — ORGANISATION EN VUE DU TIR
4° Munitions (1).
CARTOUCHES DE GUERRE : Cartouche modèle 1924 c.
Cartouche modèle 1929 (plus courte de 4 mm environ).
A) Description,
Balle : Tronconique ogivale 4 noyau de plomb dans une enveloppe métallique, 9 gr.
Étui : Cylindrique à gorge, en laiton.
Appareil d’amorçage : sans couvre-amorce, serti par un listel.
Charge : Poudre B. F. P..
B) RENSEIGNEMENTS BALISTIQUES.
Vitesse initiale = 840 mètres par seconde environ.
a) Justesse de l'arme — 1° Limite inférieure de la précision : H + L ne doit pas dépasser 120 cm. (2);
29 Limite inférieure du réglage : P. M. doit se trouver à moins de 0,40 m
au-dessus ou au-dessous et de 0,50 m à droite ou à gauche du point visé;
3° Usure du canon : Après un tir continu de deux chargeurs, on recueille
50 balles à 50 m. Si 4 balles sont arrivées de travers, le canon de l’arme
est usé. ;
b) Tension de la trajectoire. — Notion théorique matérialisée par la hauteur de flèche : Pour la
trajectoire de 600 m, la flèche est égale à 1,30 m environ.
(1) Une cartouche à balle perforante et une cartouche à balle traceuse sont à l'étude, ainsi qu'une cartouche à blanc.
(2) Tir de véri fication exécuté à 200 m.
F.-M. 24
c) Puissance de la balle. — Bonne pénétration aux distances d’emploi (Vp (1) à 600 m = 420 m,
Vr à 1200 m = 260 m).
2° Mode de tir.
a) Poids de l'arme (Bipied compris) : 9 kg environ.
b) Organisation des appuis : hipied et béquille;
bipied fixé à un collier mobile autour du canon;
béquille amovible (poids 0,750 kg) portée dans la musette du fusil-
mitrailleur (fusilier) ;
crosse pour l’épaule (épaulière) ;
poignée-pistolet pour la main droite;
garde-main pour la main gauche.
Complétée par le dispositif pour le tir repéré, comprenant 2 plaques et 4 fiches d'ancrage.
c) Mode de refroidissement : à l’air — le cas échéant à l’eau (chiffons mouillés autour du canon
ou eau versée dans la chambre, le canon vertical dirigé vers le bas).
Tir automatique par petites rafales appelé aussi tir « en mitrailleuse » (tir automatique).
Tir coup par coup (ir intermittent). Exceptionnel.
Tir en marchant (dégager le porte-mousqueton de bretelle du piton de crosse et l’accrocher au battant
de crosse),
3° Vitesse pratique du tir.
120 à 150 coups par minute (cadence de tir : 450).
4° Canon.
Longueur de la partie rayée: 44 em environ (longueur totale de l’arme avec cache-flamme : 1,07 m).
Ame : Calibre 7,5 mm (diamètre au fond des rayures : 7,80 mm).
4 rayures hélicoïdales (pas : 27 cm, profil: anse de panier) tournant de gauche à droite, F.-M. 24;
de droite à gauche, F.-M. 24-29.
(4) VR = Vitesse restante.
PLancue | eas |e F.-M. 24
Piston en avant.
=
Piston en arriére.
C
Nilussnsunnsnnansauaus
4
Re F.-M. 24
5° Appareil de pointage (1).
a) Guidon rectangulaire étroit sur le support du guidon.
b) Œilleton sur la hausse (200 à 2000 m), rabattu sauf pendant le tir.
6° Protection.
A) Osrurateurs (à demeure sur l’arme) : «) Couvercle avec volet procure l’obturation du logement
du chargeur et de la fenétre d’éjection.
b) Cylindre à gaz protège la partie antérieure du piston.
c) Corps de levier d'armement assure l’obturation de
l’échancrure pour le levier d'armement.
B) GAINE EN TOILE (modèle 1924) (2). — 580 gr.
II. — ORGANISATION EN VUE DU FONCTIONNEMENT
Arme à chargement et à tir automatiques (appelée plutôt arme à tir automatique) (3).
A. — FONCTIONNEMENT FRACTIONNÉ
Principe moteur : Fonctionne par emprunt de gaz sur le parcours de la balle
dans le canon.
Réalisation.
a) Une partie des gaz de-la poudre dérivée par l’évent (4 4) et par la chambre à gaz arrive dans la
rc
cuvette du failed du piston (5) et porte le piston en Ares
(1) L'appareil de pointage pour le tir contre avions est traité à l'annexe, — page 113. — (2) Ou modèle 1915 modifié. — (3) Peut néan-
moins faire du tir coup par coup. — (4) F.-M. 24; diamètre : 2,55 mm. — F.- M. 24-29; diam. légèrement agrandi. — (5) Voir Planche VI.
PLANCHE II MAAF: OU F.-M. 24
Fermeture (Position extrême de la culasse).
LD).
HE
Ouverture (Position extrême de la culasse).
— 7 — F.-M. 24
Le ressort récupérateur se comprime entre l’épaulement circulaire situé à l’intérieur du tube du
piston (point mobile) et ’évidement demi-circulaire pour la goupille d’appui de la chape du res-
sort récupérateur (point fixe), évidement ménagé sur le tenon de pontet (1).
b) La décompression du ressort récupérateur ramène le piston en avant.
Réglage de la poussée des gaz. (Néant).
FERMETURE (F) — OUVERTURE (0)
(Chambredu canon - Culasse mobile - Biellettes - Piston et ressort récupérateur - Tenon de pontet.)
Mouvement de translation uniquement longitudinale.
F 0
Burt : Masquer l'entrée de la chambre. Bur : Démasquer l’entrée de la chambre.
MOUVEMENT : MOUVEMENT :
a) oBTENU : par le déplacement de la culasse vers a) OBTENU : par le déplacement de la culasse vers
l’avant ; l’arrières
b) propuit : par les biellettes entraînées elles- b) propuir : par l'accrochage de la culasse (butée
mêmes par le piston; postérieure) sur l’épaulement postérieur du
c) Guip# : par le glissement des faces planes de piston;
la culasse et du piston contre la boite de c) Voir F.
culasse (nervures guides de piston) ; d) FREINÉ et LIMITÉ par le choc de la tranche
d) LIMITÉ : par la rencontre de la tranche anté- postérieure de la culasse contre l’amortisseur
rieure de la culasse contre la tranche posté- (maintenu en avant par son ressort).
‘rieure du canon (ou contre la cartouche). PosiTION FINALE MAINTENUE : par l’accrochage
du cran de Parmé du piston sur la gâchette
automatique.
(4) Voir Planche I.
PLANCHE II]
F.-M. 24
Déverrouillage.
ae
Positions des
biellettes.
Verrouillage.
ee er JUN
oe F.-M, 24
VERROUILLAGE (V) — DÉVERROUILLAGE (D)
(Culasse mobile, face d'appui — Coin d'appui — Bielleties et axes — Piston.)
Caler la culasse par étai oblique (culasse mobile inclinée à 2°).
V
Bur : Maintenir la culasse quand la fermeture est
terminée.
Élever la partie postérieure de la culasse
et appuyer la face d’appui de la culasse
contre le-coin d’appui fixe (pièce amo-
vible de la boite de culasse).
MOUVEMENT PRÉPARATOIRE :
Mouvement d’élévation de la partie supérieure
des biellettes;
a) oBTENU : par le déplacement du piston vers
l'avant:
b) propurr : par l'arrêt de la partie antérieure
de la culasse.
Moyen :
D
Bur : Permettre l’ouverture en temps voulu.
Moyen : Abaisser la partie postérieure de la culasse
et remettre l’ensemble de celle-ci paral-
lèle au piston.
MOUVEMENT PRÉPARATOIRE :
Mouvement d’abaissement de la partie supérieure
des biellettes.
a) OBTENU :
l’arrière;
par le déplacement du piston vers
b) propuir: par le recul de la partieinférieure des
biellettes.
PLaAncue IV
à AWW
+ Mise F.-M. 24
ARMÉ ET PERCUSSION
Pièces entrant en jeu — Leur rôle particulier (R.) 1) — Leur mouvement propre (Mvt) (1
Détente mitrailleuse. —- (R.) Commander la gâchette. (Mvt) : AR (1) par action du doigt; AV (1) par
ressort de gâchette par l’intermédiaire de la gâchette. 3
Gâchette. — (R.) Accrocher le piston (cran de l’armé); (Mvt) : de la tête degâchette : Bas ; détente,
TM (2), ou mentonnet, TCC (2). Haut ; ressort de gâchette.
Détente coup par coup. — (R.) Elever ou “abaisser le mentonnet. (Mvt) : AR par action du doigt;
AV par ressort de détente coup par coup.
Mentonnet, —- (R.) Élever la partie antérieure de la gâchette, TCC, seulement. (Mvt) : AR par action
du ressort de mentonnet; AV par glissement du mentonnet contre la partie antérieure de la
gachette, ressort comprimé.
Gâchette automatique. — (R.) Accrocher momentanément le piston. (Mvt) de la tête de gâchette auto-
matique : Haut ; poussoir de gâchette automatique. Bas ; masselotte,
Masselotte. — (R.) Abaisser la gâchette automatique. (Mvt) : AR piston; AV ressort ralentisseur.
Levier de sûreté,
Levier à La position « F ». — (R.) L'orientation des secteurs pleins de l’axe de sûreté n’entrave pas
le jeu des détentes,
Levier à la position « S ». — (R.) Chacun des secteurs pleins de l’axe de sûreté s’oppose à la rotation
des deux détentes.
a) Le petit secteur immobilise la détente mitrailleuse.
b) Le grand secteur immobilise la détente coup par coup.
La gâchette reste libre et peut accrocher le piston.
Percuteur massif, goupillé sur le piston. — (R.) Écraser l’amorce, (Mvt) : AV par ressort récupérateur
de piston (qui joue le rôle de ressort de percussion); AR par recul du piston.
5
ableau des abréviations employées, page X.
= Tir en mitrailleuse, — TCC = Tir coup par coup.
|
F.-M. 24 MER A2 ro
ARMÉ
(Percuteur — Piston — Ressort récupéra'eur — Mécanisme de détente et de ralentisseur.)
Mettre le mécanisme de percussion en état de produire l’écrasement de l’amorce.
1° Eloignement de la masse percutante (percuteur et piston) (1) au max’mum necessaire et
effacement du percuteur.
Myr oBTENU : par le recul du piston.
Myr TERMINÉ : à l’accrochage du piston sur la tête de la gachette automatique (TM).
à Vacerochage du piston sur la tête de gachette (TCC), :
2° Compression du ressort de percussion.
(Voir Compression du ressort récupérateur — 0.)
3° Accrochage.
a) En cours du tir par rafales (détente mitra:ll use maintenue) sur la tête de gâchette automatique
seulement.
b) A la volonté du tireur (TM) (détente mitrailleuse abandonnée) sur la tête de gâchette immédia-
tement après l’effacement de la gâchette automatique produit par la masselotte.
c) En fin de chargeur (détente mitrailleuse maintenue) sur Varrétoir de culasse mobile, porté par le
transporteur du chargeur, après l’effacement de la gâchette automatique — sur la gachette
après abandon de la détente et enlèvement du chargeur.
d) En cours du tir coup par coup (détente coup par coup maintenue) sur la tête de gi-hette (libérée
grâce à l’échappement du mentonnet), immédiatement après l’effacement de la gâchette auto-
matique.
e) Au premier coup dans les deux cas (déicntes abandonnées) sur la tête de gâchette.
(1) Poids porté à 850 gr.
F.-M, 24
PERCUSSION
Mêmes pièces que pour l’armé, plus la culasse mobile.
Provoquer l’écrasement de.l’amorce.
1° Cessation de l’accrochage.
A) Dans le tir par rafales.
Abaissement de la tête de gâchette automatique.
MOUVEMENT :
a) OBTENU : par le retour de la masselotte ;
b) RÉALISÉ : par l’abaissement subi par la partie supérieure de la gâchette automatique.
B) Dans le tir coup par coup.
Abaissement de la tête de gâchette.
MOUVEMENT :
a) oBTENU : par l’action du doigt sur la détente coup par coup ;
b) RÉALISÉ : par le soulèvement de la partie antérieure de la gâchette sous l’action du
d’où abaissement de la tête.
mentonnet,
SR RE EE = GS
F.-M. 24 a date
Réle du mentonnet et de son ressort.
Remarque : Pour obtenir ie départ du coup suivant, la reprise de contact entre le mentonnet
et la partie antérieure de la gâchette doit être à nouveau réalisée. Ce résultat est obtenu en aban-
donnant la détente coup par coup. Cette dernière pivote sous l’action de son ressort.
Au cours de ce mouvement, le mentonnet glisse contre la partie antérieure de la gâchette, en compri-
mant le ressort du mentonnet, (Mvt AV) s’efface et réalise le dépassement de la gâchette.
A partir de ce moment, le mentonnet reprend sa position arrière sous l’action de son ressort,
et se trouve prêt dès lors à exécuter un nouveau soulèvement de la partie antérieure de la gâchette
à la volonté du tireur.
2° Décompression du ressort de percussion.
{Voir décompression du ressort récupérateur (F).
3° Retour en avant de la masse percutante, et saillie du percuteur.
a) Commencement du retour. Voir F et V.
b) Fin du retour et saillie du percuteur.
MOUVEMENT :
oBTENU : par la fin du déplacement du piston vers l’avant (après V).
LIMITÉ : par la rencontre de l’épaulement antérieur du piston avec la butée antérieure de la culasse.
— 15 — F.-M. 24
ALIMENTATION
(Boite-chargeur, lèvres, tenon d'accrochage, cran d'accrochage, transporteur et ressort — Boîte de
culasse, portées concaves du chargeur, rampe de guidage de la balle, crochet de chargeur,
poussoir — Culasse mobile — Griffe de l'extracteur) (1).
Déplacer la munition dans l’arme. =
A) EMMAGASINER. Boîte-chargeur contenant 25 cartouches en files imbriquées.
(Vide 280 gr — garni 900 gr.)
(Appareil de garnissage permettant le remplissage du-chargeur à l’aide de lame-chargeur
de 5 cartouches.)
(Arrétoir de culasse mobile fonctionnant quand le chargeur est vide.)
Matnrenu : a) En avant par le placement du tenon de chargeur dans un cran spécial de la boîte de
culasse ;
b) En arrière par le contact du eran d’acerochage de chargeur avec le crochet de char-
geur.
ExpuLsé : par la main du tireur après retrait du crochet de chargeur sous l’action de son poussoir.
B) TRANSPORTER.
Mouvemenr : Translation rectiligne des colonnes de cartouches de la boite-chargeur.
a) ba eli : par action du transporteur de chargeur sur les deux dernières cartouches du chargeur
nervure) ; ;
b) propurr : par le déplacement du transporteur sous l’action du ressort de chargeur (comprimé
entre le transporteur et le fond du chargeur)
(1) Voir Planche V,
PLANCHE V
Mu PROD ES.
F.-M. 24
ALIMENTATION
ee
— 17 — F.-M. 24
c) GuIpE : par les parois latérales du corps de chargeur;
d) zimiTÉ : soit par la face supérieure de la culasse mobile (culasse fermée), soit par l’une ou l’autre
lévre de distribution de la boite-chargeur (culasse ouverte).
C) DISTRIBUER. Lévres de distribution de la boite-chargeur.
Les portées concaves du chargeur dans la boite de culasse servent d’appui aux
lèvres du chargeur.
D) PRESENTER. La position de présentation est réalisée par l’appui de la cartouche inférieure
contre l’une ou l’autre lèvre de distribution de la boite-chargeur.
E) INTRODUIRE (1).
MOUVEMENT :
a) oBTENU : par la fermeture de la culasse;
b) propuir : par la partie antérieure de la culasse mobile;
¢) GUIDE successivement :
par une lèvre de distribution et la cartouche suivante,
par la rampe de guidage de la balle,
par l’entrée de la griffe de l’extracteur dans la gorge de la cartouche.
(4) Le bon fonctionnement de evaicon et de l'extraction sont liés étroitement à l’état d'entretien de la chambre du canon, dont
le nettoyage doit être assuré, en principe, aussilôt après le tir.
2
F.-M. 24 418" =
EXTRACTION
Retirer l’étui de la chambre.
(Extracteur en 2 pièces et son ressort — Culasse, logement de l’extracteur.)
A) MouvEMENT PRÉPARATOIRE (F). — Au cours de l'introduction, la griffe de l’extracteur s’engage
dans la gorge de l’étui.
B) Mouvement D’EXTRACTION (0).
a) Emprise sur l’étui.
L’étui tend à rester en place ainsi que l’extracteur dont la griffe est enfoncée dans la gorge de
l’étui.
La culasse recule et les plans inrlinés du logement de l’extracteur appuient sur les faces obliques
des tenons de l’extracteur. Plus l’étui résiste, plus la culasse appuie, plus la griffe augmente pro-
gressivement sa pression contre la gorge de l’étui (Voir extracteur progressif de la mitrailleuse
Hotchkiss) (1).
b) Extraction proprement dite.
La culasse entraîne hors de la chambre l’étui maintenu contre la cuvette par l'extracteur.
ÉJECTION
Faire pivoter l’étui autour de la griffe de l’extracteur au contact d’un éjecteur (fixe).
SURETÉ
(Voir levier de tir et de sûreté, page 11.)
(4) Voir Page 82.
F.-M. 24
B. — FONCTIONNEMENT D’ENSEMBLE
(Une cartouche vient d'être tirée.)
Recul du piston
Retour du piston
AGENT MOTEUR : Gaz. AGENT MOTEUR : Ressort récupérateur.
Effacement du percuteur.
Déverrouillage.
Début de l’ouverture et de l’extraction.
Éjection.
Présentation de la cartouche.
Fin de l’ouverture.
ENTRE Temps : Compression du ressort récupérateur.
Fin de l’armé.
Accrochage momentané sur la gdchette auto-
matique.
Début de la fermeture et du retour de la masse
percutante.
Introduction.
Fin de la fermeture.
Verrouillage.
Percussion.
PLancueE VI OU ie a F.-M. 24
EMPRUNT DE GAZ
K NN S
SASS
ru: J}
REMARQUE. — Ensemble à nettoyer avec précaution, de préférence aussitôt après le tir.
(N. M. du 21 novembre 1932.)
dE nets El de +
Ye ee
CHAPITRE II
LES FUSILS (ET MOUSQUETONS)
PLANCHE VII
. 16
Cartouche modèle
Coupe du culot
de l’étui modèle 1886 D.
1886 D (am) Limite inférieure
de la précision.
(Om Uy eet
Aen
e
ae |
Coupe du culot jte
de l’étui modèle 1886 D (am) bg
! | ( Jesper |
Limite inférieure
du réglage.
de ~
ee
FUSIL 1916 Q
I. — ORGANISATION EN VUE DU TIR
1° Munitions.
CARTOUCHES DE GUERRE : Cartouche à balle, modèle 1898, dénommée : Cart., modèle 1886 D (am)
ou modèle 1886 D, suivant le modèle de l’étui employé (1).
CARTOUCHES D’INSTRUCTION Cartouche de tir réduit (Planche VIII).
de formes particulières (2) : Cartouche à balle sectionnée (Eventuellement à balle fraisée).
CARTOUCHE A BLANC : Cartouche à blane, modèle 1897 (Planche VIII).
A) Descriptions. Voir Instruction sur l'armement et le matériel de tir. VII Partie
B) RENSEIGNEMENTS BALISTIQUES. (Avec la balle modèle 1898, appelée aussi balle D.).
Vitesse initiale — 700 mètres par seconde environ.
a) Justesse de l'arme. — 1° Limite inférieure de la précision : H + L ne doit pas dépasser 120 cm (4).
(Voir I. A.M. (3), Annexe II); 2° Limite inférieure du réglage : P. M. dans un cercle de 0,45 m de
rayon (4).
b) Tension de la trajectoire. — Notion théorique matérialisée par la hauteur de flèche. Pour la tra-
jectoire de 600 m, la flèche est égale à 1,43 m.
c) Puissance de la balle. — Bonne pénétration aux distances d'emploi (petites distances : 0 à 400m).
Voir Appendice de l’Instruction sur la pratique du tir.
(1) La cartouche à balle perforante et la cartouche à balle traceuse sont tirées par « toutes les armes », mais sont utilisées de préférence
avec la mitrailleuse (voir page 66). Figures à la planche VIII, page 24. — (2) A ne pas confondre avec les lots de cartouches de guerre, classés
« Instruction ». — (3) Voir Tableau des abréviations : I. A. M. = Instr. sur l'armement et le matériel de tir; H = hauteur; etc, —
{4) Tir exéculé à 200 m avec la hausse de 250 m.
PLANcHE VIII —
TD
©
Tir reduit
Perforante Traceuse Sectionnée
(8 mm P). (8 mm T)
Fraisée
BALLES DES DIFFERENTES CARTOUCHES
——
Mie 1897
Mie 1905.
2° Mode de tir.
a) Poids de l’arme : (4,195 kg sans baionnette) — 4,200 kg. environ.
b) Organisation des appuis : crosse pour l’épaule
poignée pour la main droite
fût pour la main gauche
complétée aussi souvent que possible par Vappui de larme.
c) Mode de refroidissement : Néant.
(protection contre Véchauffement : garde-main) (1).
Tir coup par coup.
3° Vitesse pratique de tir.
8 à 10 coups par minute.
4° Canon.
Longueur : 80 em (2).
Ame : Calibre de 8 m/m (mesure prise sur le plein des rayures).
4 rayures hélicoidales tournant de droite a gauche (au pas de 24 cm, profil en anse de panier).
5° Appareil de pointage (3).
a) Guidon rectangulaire (avec fente médiane) ou effilé en U renversé (guidon du fusil
modèle 1886 M. 93).
b) 3 crans trapézoïdaux ou en U (cran de mire du fusil modèle 1886 M. 93) :
250 m, pied de la planche rabattu, — 400 à 800 m, talon de la planche, — 900 à 2 400 m, curseur.
6° Protection.
a) Obturateur de culasse.
b) Couvre-bouche.
(1) Pas de garde-main dans les fusils 07-15 et 86-93. — ® Longueur du canon du mousqueton : 45 em. — (3) Lunettes à fusil M'e
1916 et M'e 1921. Voir I. A. M. X° Partie.
PLANCHE IX
26
th F.
16
MOUVEMENTS DE LA CULASSE
RG sce ee
Fermeture.
T'T — Mouvement de translation uniquement longitudinale.
T R’ fin de la translation.
TR — Mouvement hélicoidal R' Rcommencement de la
rotation.
(R R‘‘ Mouvement de rotation — Verrouillage.)
Ouverture.
(R‘# R Mouvement de rotation. — Déverrouillage.)
R R’ fin de la rotation.
R T — Mouvement hélicoidal R’ Tcommencement de la
translation.
T T’ Mouvement de translation uniquement longitudinale,
SRE ta F.
16
IT. — ORGANISATION EN VUE DU FONCTIONNEMENT
Arme à chargement et à tir non automatiques.
A. — FONCTIONNEMENT FRACTIONNÉ
Principe moteur.
Force UTILISÉE. — Museles du tireur.
Point D'APPLICATION. — Levier du cylindre.
FERMETURE (F) — OUVERTURE (0)
(Chambre du canon, culasse mobile — Boite de culasse)
Mouvement de translation longitudinale complété par un mouvement hélicoïdal.
F 0
Bur : Masquer l’entrée de la chambre au moment Bur : Démasquer l'entrée de la chambre.
de la percussion. ï
Moyen : Porter la eulasse à sa position extrême Moyen : Porter la culasse à sa position extrême ar-
avant le plus près possible de la tranche riére.
postérieure du canon.
PLANCHE X — 2 —
6
FERMETURE ET OUVERTURE
(Positions en fin de mouvement.)
FERMETURE OUVERTURE
din de Se
Coupe *
{au niveau de la face postérieure
des tenons).
Coupe* {au niveau de la face postérieure
des tenons).
- Passage des tenons
Partie hélicoidale des rampes
\Epaulement d'appui (V)
*Coupe vue de la chambre. *Coupe vue de l’échancrure.
16
F
1° Mouvement de translation longitudinale
vers l'avant.
MouvEMENT :
a) PRODUIT : par l’appui de la main droite sur
le levier du cylindre.
b) Guipé : par les bords de la fente supérieure
de la boîte de culasse;
c) LIMITÉ : par la rencontre de l’arrondi du ren-
fort antérieur du cylindre avec la rampe de
_dégagement de la boîte de culasse.
2° Mouvement hélicoïdal.
(Mouvement de translation longitudinale vers l'avant, com-
biné avec mouvement de rotation de gauche à droite.)
MOUVEMENT :
a) PRODUIT : Voir 1° de F.
b) GuIDÉ : par la rampe hélicoïdale de la tranche
postérieure de l’échancrure (partie posté-
rieure du renfort du levier).
c) TERMINÉ : à la fin de la rampe hélicoïdale.
0
1° Mouvement hélicoïdal.
(Mouvement de translation longitudinale vers l'arrière, com-
biné avec mouvement de rotation de droite à gauche.)
MOUVEMENT :
a) PRODUIT : Voir 1° de F,
b) GuIDÉ : par la rampe de dégagement de la
tranche antérieure de l’échancrure (arrondi
du renfort antérieur du cylindre).
€) LIMITÉ : par la rencontre du renfort antérieur
avec le bord gauche de la fente supérieure
de la boîte de culasse.
2° Mouvement de translation longitudinale
vers l'arrière.
MOUVEMENT :
a) PRODUIT : Voir 1° de F,
b) cui : Voir 1° de F,
c) LIMITÉ :-par la rencontre des tenons de la
culasse contre leur butée postérieure (boîte
de culasse).
PLANCHE X bis — 30 —
COMPARAISONS pour l'étude du VERROUILLAGE
Systèmes à tenons Systèmes à éfai
se eee
mM
cp ;
a @—t— fF
ke}
cn 8
(le)
7 7,
(F. 1916) (Mitr. Hotchkiss)
Verrouillage du F. 1916.
PAS
eke F. 16
VERROUILLAGE (V) — DÉVERROUILLAGE (D)
(Boite de culasse, épaulements d'appui des tenons de la culasse mobile,
Culasse mobile, tenons de « fermeture » (1).)
Caler la culasse par appui symétrique (Tenons).
V
Bur : Maintenir la culasse quand la fermeture est
terminée.
Moyen : Appuyer la culasse (faces postérieures des
tenons) contre les épaulements d’appui
des tenons, préparés à l’intérieur de la
boîte de culasse.
MOUVEMENT PRÉPARATOIRE : Mouvement de rotation
à droite exécuté par la
culasse mobile (Pl. LX).
a) OBTENU : par l’appui de la main droite sur le
levier du cylindre ?.
b) PrRoDuIT : par le glissement de la face posté-
rieure des tenons contre les épaulements d’ap-
pui;
€) LIMITÉ : par l’appui du renfort du levier contre
la tranche inférieure de l’échancrure.
D
Bur : Permettre l’ouverture.
Moyen : Supprimer l’appui des tenons contre la
PP
boîte de culasse.
MovuvEMENT PRÉPARATOIRE : Mouvement de rotation
à gauche exécuté par la
culasse mobile (PI. LX).
a) oBTENU : Voir V.
b) propuir : Voir V.
c) TERMINÉ : dès la cessation de l’appui, au com-
mencement des rampes incurvées du loge-
ment des tenons.
(1) Les tenons de « fermeture » du fusil 86-93 possèdent une orientalion différente de 90°.
PLANCHE XI Sha
a) Saillie
du percuteur, [I (Ea ee
b) Accrochage
provisoire.
: i — =
[| |
es ANT] es
2
ARMÉ
(Percuteur — Chien, rampe hélicoidale, coin d'arrêt, cran de départ.
Cylindre, rampe hélicoidale, cran de Varmé — Ressort de percussion — Gdchette, tête.)
Porter et maintenir le percuteur à léloignement nécessaire de la euvette de la tête
mobile pour produire l’écrasement de l'amoree,
I. — MOUVEMENT PRÉPARATOIRE
OBrENu : par le mouvement de rotation du déverrouillage et le mouvement hélicoïdal d'ouverture.
1° Effacement du percuteur (par rapport à la cuvette de la culasse mobile) et commencement de
l'éloignement de la masse percutante.
a) propuit : par la translation du chien sous l’action de la rampe hélicoïdale du eylindre contre la
rampe hélicoïdale du chien. f
b) cup : par le glissement du corps cylindrique du chien dans la boîte de culasse (le renfort du chien
en contact avec la face gauche de la fente supérieure de la boite de culasse empéche la rotation).
2° Commencement de compression du ressort de percussion.
Propuir : par le reeul du pereuteur (embase) par rapport au cylindre (fond du logement du ressort de
percussion).
3° Accrochage provisoire.
RéÉALISÉ : par le placement du coin d’arrét du chien dans le cran‘ de l’armé du cylindre.
Prancue XII
a) La détente est au repos.
b) La gâchette en contact avec
la boîte de culasse fait sail-
lie.
c) Le chien est arrêté.
DÉTENTE
a) La deuxième.bossette est en
contactavecla boîte de culasse.
b) La gâchette est abaissée par-
tiellement.
c) Le mouvement du chien est
imminent.
a) La détente pivote autour de
la deuxième bossette.
b) La tête de gachette est effacée,
c) Le chien se porte en avant.
II, — MOUVEMENT FINAL
Oprenu : par le mouvement hélicoïdal de fermeture.
1° Mise à l'éloignement maximum de la masse percutante.
Propuir : par la translation de la cuvette de la tête mobile vers l’avant, masse percutante arrêtée.
2° Complément de compression du ressort de percussion.
Propuir : par le mouvement vers Pavant du cylindre (fond du logement du ressort de percussion) par
rapport au percuteur immobile (embase).
3° Accrochage définitif.
RÉALISÉ : par Varrét du eran de départ du chien contre la tête de gâchette.
PERCUSSION
(Mémes pièces plus délente, 2 bossetlles, queue.)
Provoquer l’écrasement de l’amoree, en lançant violemment le percuteur en avant.
1° Cessation de l'accrochage.
a) OBTENU : par l’action du tireur sur la queue de détente, commandant l'appui suecessif des deux
bossettes, sous la boîte de culasse.
b) propuir : par l’abaissement progressif de la tête de gâchette, entraînée par la rotation de la détente.
2° Décompression du ressort de percussion (voir Compression). ‘
3° Retour en avant de la masse percutante et saillie du percuteur.
a) PERMIS : par la position de la rainure de départ du cylindre en face du coin d’arrét du chien;
b) LIMITÉ : par la rencontre de la tranche antérieure du chien avec la tranche postérieure du cylindre
(chien à Vabattu).
16
E XIII
ALIMENTATION
|
(ae)
SJ]
|
a
—
[sp]
ALIMENTATION
(Chargeur, oreilles, talons — Planches d'élévateur et leurs ressorts — Téte mobile
Plan incliné de la boîte de culasse — Boîte de protection (1).)
Déplacer la- munition dans l’arme.
A) EMMAGASINER (2). Chargeur à 5 cartouches (symétrique) (3).
MarnTENvU : a) En bas par le contact de Ja cartouche inférieure avec la planche supérieure de
Vélévateur. ‘
: b) En haut par l’accrochage du crochet de chargeur sur le talon supérieur du chargeur
(ou sur le talon unique, chargeur à 3 cartouches).
EXxPULSÉ : par son propre poids.
B) TRANSPORTER (4).
Mouvement : Translation circulaire de la colonne de oartouches du chargeur.
a) OBTENU : par l’action de l’élévateur sur la dernière cartouche de la colonne ;
b) propuir: a) par la rotation de la planche supérieure de lélévateur sous l’action de son
ressort; ;
b) par la rotation de la planche inférieure sous l’action de son ressort (appuyé sur
le chemin de roulement) (5).
€) GUIDÉ : par les parois latérales du chargeur:
d) Limité : soit par les deux oreilles, soit par la culasse mobile.
€) DISTRIBUER. Les oreilles du chargeur ne laissent sortir les cartouches qu’une à une.
(1) Pas de boîte de protection dans le fusil 07-15, — (2) Emmagasiner, terme général, équivalant à approvisionner ou à assembler
suivant le cas. — (3) Même chargeur pour le mousqueton, Mie 1892 M. 1916. Chargeur à 3 cartouches dans le fusil 07-15 et dans
le mousqueton, M1 1892. — (4) C'est-à-dire faire passer les carlouches qui ont été « emmagasinées » à la position de présentation (D). —
(5) Dans le fusil 07-15, iln'y a pas de chemin de roulement, la partie antérieure du fond du logement du magasin en tient lieu.
F. 16 — 38 —
D) PRESENTER. La position de présentation est réalisée par appui de la cartouche supérieure contre
les oreilles du chargeur.
i) INTRODUIRE (1).
Mouvement :
a) OBTENU : par la fermeture de la culasse;
b) propuir : par le contact de la tête mobile contre le culot de la cartouche présentée;
c) GUIDÉ : par le plan incliné de la boîte de culasse;
d) zimirÉ : par la tranche antérieure du bourrelet contre la tranche postérieure du canon.
REMARQUE. — Cet exposé de Valimentation correspond au fonetionnement normal de la répétition,
l’arme étant approvisionnée à 5 cartouches. On peut toutefois charger cartouche par cartouche. Les trois
premières opérations ne sont plus exécutées, la cartouche présentée sur la planche supérieure de l’élévateur
est introduite comme précédemment.
EXTRACTION
Retirer l’étui de la chambre au moyen de la griffe de l’extracteur.
EF. — Le plan incliné de la tête de l’extracteur, grâce à la souplesse de la branche formant ressort,
franchit le bourrelet.
@. — La face postérieure de la griffe au contact de la tranche antérieure du bourrelet entrafne Pétui.
ÉJECTION
Au contact de l’éjecteur faire pivoter l’étui autour de la griffe de l’extracteur.
.
(1) Ou conduire la cartouche de la posilion de présentation à sa position finale dans la chambre,
— 39 — Fi
16
| B. — FONCTIONNEMENT D’ENSEMBLE |
| (Une cartouche vient d'être tirée.) |
| |
| Mouvement arrière de la culasse. Mouvement avant de la culasse. |
| i
Déverrouillage ; Début de la fermeture.
| Début de Vouverture et de Mouvement prépa- Tnthoaantt
| l'extraction. ratoire de l’armé. BETO UCULORY
Présentation de la cartouche. Mouvement final de armé et fin de la fermeture.
Éjection. Verrouillage.
Fin de louverture. Percussion,
F. 86-93
PLANCHE XIV
ALIMENTATION
— 44 — F. 86-93
\ FUSIL 86-93
\ ALIMENTATION
\ (a agasin — Ressort de magasin — Auget et pièces annexes — Culasse mobile.)
\A) EMMAGASINER. Magasin tubulaire dans le fût, contenant 8 cartouches.
B) TRANSPORTER. Translation longitudinale complétée par translation circulaire.
1° Translation longitudinale vers l'arrière (piston et ressort de magasin).
Mouvement de la cartouche la plus enfoncée transmis à la file entière des cartouches.
OBTENU : par action du ressort de magasin qui pousse le piston vers l’arrière,
Point fixe : fond du magasin ; point mobile : piston.
2° Translation circulaire de la cartouche sortie du magasin (auget — butoir d@auget — levier de ma-
nœuvre et son ressort — arrêt de cartouche).
a) Mouvement de relèvement de l’auget.
MOUVEMENT :
a) opTENU : à la fin de O (fin de la translation longitudinale de la culasse) ;
b) propurr : par le choc du tenon inférieur de tête mobile contre le butoir dé relèvement de Vauget;
c) LIMITÉ : par la rencontre de l’auget avec ses butées (boîte de culasse).
PosITION FINALE MAINTENUE : par la poussée du grand bras du levier arrêt de cartouche sous le ta-
lon de l’auget (intervention de la grande branche du ressort d’arrét de cartouche).
F. 86-93 — 42 —
b) Mouvement d’abaissement de l'auget.
MOUVEMENT
a) OBTENU : à la fin de F (rotation de la culasse);
b) PRoDpuIT : par la pression du renfort de levier sur le butoir d° auget rendu solidaire de l’auget par
l'intervention de la came du levier de manœuvre;
c) LIMITÉ : par l’appui des deux nervures inférieures ‘de l’auget sur les deux nervures du mécanisme de
répétition.
POSITION FINALE MAINTENUE : par l’appui du grand bras de levier arrêt de cartouche (plan incliné)
contre la face antérieure du talon de I’ auget.
C) DISTRIBUER.
(Arrét de cartouche — Bec de l'auget.)
Ne laisser venir les cartouches qu’une à une à la position de présentation (cette intervention se_fait au
cours du transport).
1° Rôle de l'arrêt de cartouche.
Maintient la cartouche à hauteur du rebord du tube arrét de piston; griffe de l’arrèt de cartouche rele-
vée, quand l’auget est abaissé.
a) Mouvement de relèvement de la griife de l'arrêt de cartouche.
MOUVEMENT :
a) OBTENU : par l’abaissement de l’auget (talon) ;
b) propuir : par l’abaissement du grand bras du levier qui provoque le relèvement du petit bras du
levier et par contre-coup de la griffe et de la petite branche du ressort.
— 43 — F. 86-93
cartouche.
b) Mouvement d’abaissement de la griffe de l’arrêt de cartouche.
MOUVEMENT : r
a) OBTENU : par le relèvement de l’auget;
. b) propuir: par l’élévation du grand bras du levier sous l’action de la grande branche du ressort
d'arrêt de cartouche, d’où abaissement de la griffe.
2° Rôle du bec de l'auget.
Maintient, tant que l’auget n’est pas complètement abaissé, toute cartouche libérée par l'arrêt de
D) PRÉSENTER.
La position de présentation est réalisée par l'auget relevé,
E) INTRODUIRE.
MOUVEMENT :
a) oBTENU : par Ja fermeture de la culasse;
b) Propuir : par le contact du tenon inférieur de fermeture d’abord et par la partie antérieure de la
téte mobile ensuite ;
c) GUIDÉ : par l’auget;
d) uimiré : Voir Fusil 1916.
|
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CHAPITRE III
LE FUSIL-MITRAILLEUR, MODÈLE 1915
PLANCHE XV — 46° — F.-M. 15
Limite inférieure de la
Précision.
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nus Renforceur de recul.
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Réglage.
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— 47 — F.-M. 15
FUSIL-MITRAILLEUR, MODELE 1915
I. — ORGANISATION EN VUE DU TIR
1° Munitions.
CARTOUGHES DE GUERRE : Cartouche modèle 1886 D (am), Voir Fusil 1916.
CARTOUCHE D’INSTRUCTION
de forme particulière : Cartouche à balle fraisée (Planche VIII).
CARTOUCHE A BLANC: Cartouche à blane, modèle 1905 (Planche VIII).
A) Descriptions. Voir I, A. M. VII® Partie.
B) RENSEIGNEMENTS BALISTIQUES. (Avec la balle modèle 1898, appelée aussi balle D.)
Vitesse initiale — 637 mètres par seconde environ.
a) Justesse de l'arme. — 1° Limite inférieure de la précision : 1 + L ne doit pas dépasser 160 rm (1);
2° Limite inférieure du réglage: P. M. dans le rectangle détaillé à la pl. XV (1);
30 Usure du canon (Voir I. P. T. (2), Annexe VII).
b) Tension de la trajectoire. — Avec la trajectoire de 600 m, la flèche = 1,71 m ; avec celle de 1200 m,
11,30 m.
c) Puissance de la balle. — Bonne pénétration aux distances d’emploi (petites distances : 0 à 400 m,
_exceptionnellement moyennes distances 400 à 1200 m).
(1) Tir coup par coup à 200 m, avec la hausse de 250 m. —(2) Voir tableau des abréviations : I, P. T.
= Instr. sur la pratique du tir.
F.-M. 15 — 48 —
2° Mode de tir.
a) Poids de l’arme : (8,865 kg) — 9 kg environ.
b) Organisation des appuis : bipied
crosse pour l'épaule et la main gauche (position couchée)
poignée de maintien pour la main gauche (positions à genou et debout)
poignée pistolet pour la main droite.
c) Mode de refroidissement : radiateur en aluminium, trous de circulation d’air du manchon-guide.
Tir automatique par petites rafa